Analyse d'impact en cours
La FMH s'est fermement opposée à cette disposition durant les débats parlementaires. Une fois la base légale adoptée, elle a néanmoins choisi de participer aux travaux techniques afin que sa mise en œuvre soit la plus compatible possible avec la réalité de la pratique médicale.
Les premières analyses des données de facturation 2026, présentées par la FMH lors de la séance du 8 juillet, apportent des éléments plus nuancés qu'initialement redouté. Les résultats préliminaires indiquent que le nombre de médecins potentiellement impactés pourrait être relativement limité. Par ailleurs, une partie des situations identifiées comme supérieures au plafonnement concernerait des numéros GLN utilisés par plusieurs médecins au sein d'une même structure. Un important travail est en cours avec les sociétés de discipline afin d'évaluer plus finement l'impact du plafonnement pour chaque spécialité. De son côté, la SVM travaille à compléter ces analyses avec des données de son Centre de Confiance sur la situation vaudoise.
L'accessibilité des soins reste notre priorité
À ce stade, de nombreuses modalités de mise en œuvre restent toutefois inconnues, notamment les mécanismes de contrôle, les modalités de suivi et les conséquences d'un éventuel dépassement du plafond. Les représentants du corps médical entendent utiliser pleinement la marge de manœuvre encore disponible dans le processus d'approbation. Parmi les pistes actuellement défendues, figure notamment l'instauration d'une période transitoire d'observation, durant laquelle aucun dépassement ne donnerait lieu à des sanctions. Une telle approche permettrait de recueillir les données nécessaires, d'adapter les modalités de contrôle et d'évaluer les effets réels du dispositif sur la pratique du terrain, avant d'introduire toute mesure contraignante.
La SVM continuera à suivre ce dossier de près, en collaboration avec la FMH et ses partenaires romands. La maîtrise des coûts est un objectif légitime, mais elle doit rester compatible avec la réalité du terrain et préserver l'accessibilité des soins ambulatoires par la population.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informé·es de toute évolution significative de ce dossier.
Avec nos meilleures salutations,
Dre Séverine Oppliger-Pasquali, Présidente
Gaël Saillen, Secrétaire général